S’immerger dans les temps féodaux

La société féodale des débuts de l‘ère capétienne s’appuie sur un enchevêtrement de liens de vassalité depuis le bas de la pyramide territoriale, le fief d’un chevalier, jusqu‘au sommet, le roi.

Dans cet émiettement territorial néanmoins organi par les liens invisibles de la parole donnée, les opportunités sont nombreuses, pour des hommes valeureux qui se distinguent à la guerre, de se voir attribuer une terre en récompense de leurs faits d‘armes et de leur loyauté.

Voilà probablement ce qui est arrivé au tout début de notre petite histoire.

La traçabilité des individus et des familles de ces époques s’avère bien évidemment délicate. Certains ouvrages des XVIIe et XVIIIe siècles fournissent des généalogies, le plus souvent pour répondre à des enquêtes à but fiscal, pour justifier d’un titre, ou être admis à la cour. Réalisées à la demande des familles, ces compilations de « preuves » tendent parfois à s’écarter des faits pour les embellir ou tout simplement inventer des racines lointaines (c’est typiquement le cas du Dictionnaire de la Noblesse de La Chesnaye-Desbois, à la fin du XVIIIème siècle). Nous chercherons donc à nous appuyer autant que possible sur des documents anciens en essayant de jauger leur degré de fiabilité.

Ainsi, pour ce qui est des origines, de nombreuses sources1 se croisent de façon cohérente et nous permettent de remonter facilement jusqu’au mariage de Pierre des Ligneris en 1467, et à la naissance de René en 1468.

Notre principale source décrivant les XVème et XVIème siècles est constituée par les manuscrits de Guillaume Laisné, prieur de Mondonville au début des années 1600. Il a patiemment traité de l’histoire du diocèse de Chartres en trente volumes, que la Bibliothèque Nationale conserve aujourd’hui. Ses écrits consignent les événements du territoire, et relatent l’histoire de toutes ses grandes familles. Le nom des Ligneris revient à de très nombreuses reprises ; la famille fait même l’objet d’une (courte) notice généalogique.

Les manuscrits de Laisné forment une source particulièrement riche et intéressante, car rédigés moins de cent ans après les faits, dans la région même où ils se sont produits, à proximité des descendants dont la mémoire familiale du siècle passé est encore vive.

La principale difficulté reste de déchiffrer le manuscrit… mais ce sera l’une des clefs pour aller plus loin dans notre histoire.

 (à suivre…)

1 actes notariaux, armoriaux, notices historiques diverses

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